Endettement : mythes et réalités

Endettement : mythes et réalités

Peut-être avez-vous déjà vu passer sur Facebook cette vidéo d’une expérience faite dans une salle d’attente : une femme vient s’asseoir au milieu des autres patients qui sont en réalité des acteurs. Quand ils entendent une sonnerie retentir, tous les gens présents dans la salle d’attente se lèvent, puis se rassoient. La femme, surprise, ne dit rien. La sonnerie retentit une deuxième fois et tout le monde se lève à nouveau. La femme, sans savoir pourquoi, sans poser de question, se lève elle aussi quelques secondes plus tard que les autres. Puis la sonnerie retentit une troisième fois. La femme se lève tout de suite en même temps que les autres. Et ainsi de suite jusqu’à ce que tous les faux patients aient quitté la salle d’attente les uns après les autres. La femme se retrouve seule et la sonnerie retentit.

Que fait-elle? Elle se lève! Puis un autre patient arrive dans la salle d’attente et en voyant la femme se lever, il se met à faire comme elle à son tour. Aucun de ces deux individus ne sait pourquoi il agit ainsi, mais ils se CONFORMENT. Pourquoi? Parce que tout le monde le fait.

En matière de finances, comme dans bien d’autres domaines, nous faisons comme ces gens dans la salle d’attente : nous suivons la masse, nous consommons comme les autres sans nous poser de questions. Nous prenons des crédits, parce que tout le monde le fait. Nous contractons des prêts parce que tout le monde le fait. Nous nous achetons une voiture neuve ou une maison parce que tout le monde le fait.

Et pourtant beaucoup d’entre nous pensent que nous ne sommes pas influencés par les autres ou par la publicité. Mais est-ce vraiment le cas? Pouvez-vous vraiment affirmer que lorsque vous voyez une publicité d’une voiture conduite par une belle personne pleine d’assurance, vous n’avez jamais envie d’être à sa place? Et on parle ici d’une voiture, mais on pourrait citer l’exemple d’une destination de rêve, de vêtements, d’une maison ou quoi que ce soit d’autre qui vous touche davantage en fonction de votre personnalité. Tous, nous avons des points sensibles, des choses qui nous attirent et tous, nous pouvons nous laisser influencer. Et tous, parfois, nous achetons sans bien y penser en tentant de justifier nos choix.

Que font les gens « normaux » en Occident? Ils travaillent, paient leur épicerie, leurs dépenses mensuelles, prennent un prêt pour une ou deux voitures, s’achètent une maison, se paient des vacances une ou deux fois par an, paient des cours à leurs enfants, etc. Personne n’y trouve rien à redire, parce que c’est « la norme ». C’est comme ça. Et ce ne sont pas des gens qui ont des moyens élevés et qui peuvent se payer tout ce qu’ils souhaitent sans calculer la dépense, mais des gens ordinaires qui ont des salaires moyens.

En fait, beaucoup de gens font les choses sans se poser de questions. Ils vivent en suivant le modèle qui est véhiculé par la société et ne se demandent tout simplement pas s’il est possible de faire autrement.

Le mythe dans lequel nous vivons tous, en Occident, est qu’il est impossible de vivre sans crédit, sans prêt, sans dépenses exagérées, sans endettement. Et quand quelqu’un essaie de le faire, les autres vont parfois jusqu’à se moquer.

Voyons! Comment pourrais-tu posséder une bonne voiture sans prêt?

Comment peux-tu envisager de faire des études sans prêt?

Comment accéder à la propriété sans prêt?

Comment vivre sans carte de crédit?

La plupart des gens n’arrivent même pas à concevoir qu’il y a peut-être d’autres façons de faire! Le site B&B (Business & Bourse) publiait en mars 2016 que pour la première fois, l’endettement total sur les cartes de crédit aux États-Unis se rapproche des 1.000 milliards de dollars. L’article expliquait ensuite : « Au lieu d’avoir tiré les douloureuses leçons de la dernière récession, les Américains continuent de faire les mêmes épouvantables erreurs financières encore et toujours.»

Les gens continuent de consommer sans argent. Et en continuant de prendre ce genre de décisions, la principale chose qu’ils gagnent c’est beaucoup de soucis.

Mais alors, serait-il vraiment dangereux de décider de vivre sans dettes? En fait, la pire chose qui pourrait vous arriver si vous preniez cette décision serait de simplifier votre vie et d’avoir l’esprit plus libre. Peut-être serez-vous aussi victimes de quelques moqueries. Mais vous marcherez vers la voie de la liberté financière… Et ça, ça n’a pas de prix! Alors, démystifions ensemble quelques idées reçues, voulez-vous?

MYTHE : Les dettes permettent de créer de la prospérité. Elles font rouler l’économie.

RÉALITÉ : Les dettes comprennent surtout des risques considérables pour les consommateurs.

Être criblé de dettes, même si vous les contrôlez, n’est et ne sera jamais un moyen de devenir plus riche.

Dépenser pour acheter quelque chose que vous n’avez pas réellement les moyens de vous payer ne sera jamais un moyen de devenir plus riche.

Emprunter en pensant qu’à long terme on va gagner plus n’est pas non plus un moyen de devenir plus riche.

Les gens qui ont créé leur fortune (pas ceux qui sont tombés dans la marmite quand ils étaient petits) sont des gens économes. Le magazine Forbes fait la liste des 400 personnes les plus riches d’Amérique : 75 % de ces personnes ont déclaré (pas votre beau-frère qui a un salaire moyen et pense être maître en économie) que la meilleure façon de bâtir une fortune est DE NE PAS AVOIR DE DETTES. Intéressant n’est-ce pas? Même certaines entreprises privées gèrent au quotidien des millions ou des milliards de dollars sans être endettées.

Pensons-y un peu : Les dettes sont parmi les produits les plus publicisés dans notre société. Tout le monde vous en parle, de la compagnie de matelas en passant par les fabricants automobiles et les magasins de meubles. Tout le monde vous incite à acheter à crédit.

Mais pourquoi donc tous ces gens dont le but est de faire des profits veulent-ils que vous achetiez si vous n’en avez pas les moyens? Non, ils ne sont pas fous! Ils savent que tous les intérêts payés les enrichiront bien plus que tous les produits qu’ils pourraient vendre de manière directe à des clients qui achètent CASH (ou comptant en français!). Ils ne sont pas là pour faire la charité. Dépensez aujourd’hui / Payez demain signifie surtout Ne payez pas aujourd’hui, mais payez PLUS demain. Alors, est-ce que c’est vous le gagnant de la partie?

MYTHE : Si je prête de l’argent à un ami ou un proche, je l’aide.

RÉALITÉ : Si je prête de l’argent à un ami ou un proche, la relation risque de devenir toxique.

Est-ce que ça vaut vraiment la peine de perdre un ami ou un membre de sa famille à cause d’une dette?

De la même façon, si vous décidez de prêter vous aussi à quelqu’un, vous aurez des attentes à son égard tant qu’il ne vous aura pas remboursé. Est-ce que cela l’aidera vraiment? Il y a peut-être de meilleures manières de l’aider.

MYTHE : En endossant un prêt, j’aide mon ami ou mon proche.

RÉALITÉ : Je dois être prêt à rembourser ce prêt.

Réfléchissons comme il faut : si l’institution financière en question demande à votre ami d’avoir quelqu’un qui endosse son prêt, cela signifie qu’elle n’a pas 100 % confiance en sa capacité de le rembourser. Et vous, l’avez-vous?

Êtes-vous réellement prêt (ce n’est pas un jeu de mots) à le faire si quelque chose devait arriver?

Vous vous dites peut-être que cela n’arrivera pas. Vous respectez sans doute énormément cette personne et êtes convaincu de sa sincérité. Sûrement que cette personne elle-même est convaincue de pouvoir rembourser. Mais tout peut arriver, même le pire. Et si, par malheur, elle ne pouvait pas honorer sa dette, vous seriez concerné.

Citons le cas de ce père de famille qui a signé pour le prêt immobilier de son fils et qui s’est retrouvé avec une maison en mauvais état pas terminée à payer. Il a dû la revendre à rabais pour se débarrasser du fardeau. Disons que cela a quelque peu nui à la relation père/fils de ces deux personnes.

Nous ne vous recommandons pas de ne plus faire confiance à personne. C’est la base de l’amitié. Nous vous disons de réfléchir avec votre raison en matière de finances et non pas avec votre coeur uniquement.

Sachez que les prêteurs des institutions financières aiment vous faire contracter des prêts parce qu’ils feront des profits. Ils ont même des quotas à atteindre. Donc, si ces prêteurs refusent un prêt, c’est parce qu’ils pensent sincèrement que la personne en question ne sera pas profitable pour eux. Plusieurs personnes ont vu leur crédit et leurs relations personnelles ruinées pour avoir endossé un prêt.

Donc, si vous voulez vraiment aider quelqu’un, offrez-lui de l’argent sans rien attendre en retour. Proposez-lui un travail. Aidez-le à gagner de l’argent de quelque manière que ce soit… mais réfléchissez avant d’endosser sa dette.

Et si vous êtes celui qui demande à un ami ou à un proche parent d’endosser votre prêt… demandez-vous si cela en vaut vraiment la peine.

MYTHE : J’ai 90 jours sans paiements ni intérêts! J’utilise le système à mon avantage.

RÉALITÉ : Ce n’est pas la même chose que du cash… et ce n’est surtout pas du sans intérêt.

Faites une petite expérience. Proposez au commerçant de payer cash et demandez-lui un rabais. Vous avez de bonnes chances qu’il accepte. Sinon, allez voir son compétiteur.

Maintenant, prenez les 90 jours sans paiement et sans intérêt et demandez en plus un rabais… vous ne l’aurez pas.

Pourquoi? Parce que le gérant du commerce n’aura aucun argent en main au moment de votre achat.

Aux États-Unis, 88 % de ce type d’achat sont ensuite convertis en dette, dette pour laquelle le consommateur paiera probablement un taux d’intérêt entre 24 et près de 40 %.

Qui profite du système ici?

MYTHE : Contracter une dette pour une voiture, c’est inévitable.

RÉALITÉ : Acheter une voiture usagée peut permettre d’éviter les paiements sur une voiture.

C’est faux de dire qu’il est impossible d’avoir une bonne voiture (on ne parle pas d’une Porsche) sans contracter de prêt. Beaucoup de voitures usagées en très bonnes conditions peuvent être achetées sur la base d’économies faites sur quelques mois. D’ailleurs, beaucoup de gens qui possèdent une très bonne voiture achètent de l’usager et la revende rapidement pour en acheter une autre afin de ne pas perdre en valeur. Ils conduisent ainsi constamment des voitures en bon état sans s’endetter.

Le paiement moyen d’une voiture au Canada peut s’étaler sur 72 mois… six ans!

Quand vous aurez fini de payer votre voiture, il sera temps de la changer en général et de repartir pour de nouveaux paiements! Donc, vous serez condamné à payer de 300 à parfois 600 $ par mois toute votre vie pour une voiture… Et vous ne pouvez pas mettre de l’argent de côté.

Une autre solution? Économisez AVANT d’acheter la voiture. Placez 400 $ par mois dans votre tirelire pendant 10 mois. Vous aurez 4000 $. Achetez-vous une petite voiture correcte. Revendez-la au même prix 10 mois plus tard (dix mois pendant lesquels vous continuez de mettre 400 $ de côté par mois.). Vous aurez 8000 $ pour acheter une auto. Continuez comme cela et vous pourrez un jour vous payer cash une très bonne voiture… sans prêt, sans intérêts.

MYTHE : Louer une voiture est super avantageux! Et ça donne des déductions d’impôt.

RÉALITÉ : Louer une voiture est la meilleure manière de perdre de l’argent.

Si vous louez une voiture qui a une valeur de 22 000 $ pendant 3 ans et que vous la rendez à la fin de la location et que la voiture vaut toujours 10 000 $, il y a quelqu’un qui doit payer ces 12 000 $ là!

Personne n’est assez stupide pour penser que la compagnie de location va mettre en place un plan qui lui fera perdre de l’argent… n’est-ce pas?

La location est prévue de façon à ce que le consommateur paie la perte en valeur, en plus d’un montant en intérêt.

On vous chargera aussi les kilomètres excédentaires, sans compter les frais de réparations qu’il y aura à payer pour remettre la voiture en excellente condition.

Vous rendez-vous compte que maintenant notre premier réflexe quand on doit faire des achats importants est de demander sur combien de temps le paiement va s’étaler au lieu de demander de combien est le montant en lui-même. Nous sommes tellement habitués à payer sur des mois, voire des années que cela nous semble normal. Nous sommes même prêts à payer des années pour quelque chose qui au bout du compte ne nous appartiendra jamais comme dans le cas des voitures de location. C’est fou quand on y pense!

Donc si vous louez votre voiture, oui, le paiement mensuel sera moins élevé, mais au bout du compte, elle vous aura coûté plus cher pour rien.

À cet égard, allez jeter un œil sur une des émissions de Dave Ramsey dans laquelle il parle justement de cela. Craig, un auditeur de son émission a téléphoné en onde mentionnant que son comptable lui avait dit de louer la voiture parce que c’était plus avantageux.

Voici son histoire :

Craig possède sa propre entreprise et pensait que la déduction d’impôt qu’il aurait en louant la voiture était un choix intelligent puisque son véhicule lui servirait pour son travail. Craig a en main les 20 000$ pour acheter une voiture usagée d’à peine un an, exactement celle qu’il voulait, mais au lieu d’acheter, il pensait plutôt louer la même voiture, neuve, à 30 000 $. Voici ce qu’il a oublié :

  1. 98 % des locations sont faites sur une voiture neuve, voiture qui perdra énormément de valeur dès qu’elle sort du stationnement du concessionnaire. Grosse perte de valeur = Mauvaise décision.
  2. Créer une dépense inutile uniquement pour avoir une déduction d’impôt n’est JAMAIS avantageux.

Admettons que Craig a un paiement de location de 416 $ par mois, soit 4 992 $par année, et qu’il utilise sa voiture à 100 % pour son entreprise (ce qui n’est probablement pas le cas et donc ne passerait pas auprès du Ministère du Revenu), il aura une déduction d’impôt sur cette somme. Mais est-ce que cela vaut vraiment la peine?

S’il ne loue pas la voiture, il paiera donc environ 1500 $ en impôt.

Donc en gros, le comptable de Craig lui recommande de payer 5000 $ à la compagnie de location pour économiser seulement 1500$!

MYTHE : Tu peux avoir un bon « deal » en achetant une voiture neuve à 0 %.

RÉALITÉ : Une nouvelle voiture va perdre environ 60 % de sa valeur dans les quatre premières années et les 0 % d’intérêts n’existent pas vraiment.

Une bonne voiture usagée qui a moins de trois ans est aussi, sinon parfois plus fiable, qu’une voiture neuve.

Voici une histoire réelle : Un consommateur a acheté une Subaru Impreza 2012 achetée neuve. Dès le début, entre chaque changement d’huile, la lumière d’huile s’allumait, indiquant qu’il fallait ajouter de l’huile, ce qui n’est pas normal, vous en conviendrez! Après consultation auprès de l’entreprise, celle-ci considère qu’une voiture peut perdre une pinte d’huile par 3000 kilomètres tout en étant dans les normes.

Maintenant, à 210 000 km, combien d’huile pensez-vous que sa voiture consomme? BEAUCOUP TROP.

Pourtant, s’il avait acheté une voiture de deux ou trois ans, ce problème aurait été réparé avant l’achat ou il aurait su que la voiture avait ce gros problème au moment de l’acheter et l’aurait probablement payé moins cher.

De plus, une voiture de 28 000 $ va perdre jusqu’à 17 000 $ dans les quatre premières années, ce qui représente presque 100 $ par semaine de perte en valeur. À partir de demain, jetez 100 $ par la fenêtre de votre voiture toutes les semaines. Ça reviendra au même.

Savez-vous que beaucoup de millionnaires conduisent des voitures usagées d’environ deux ans?

La vérité est que beaucoup de gens revendent leur voiture non parce qu’elle a un problème, mais parce qu’ils veulent tout simplement changer alors que la voiture est en très bon état et qu’acheter usagé est souvent un moyen de faire une bonne affaire!

Donc, si vous achetez neuf à 0 %, mais que votre voiture neuve perd vite de la valeur, vous perdez en réalité de l’argent à la revente. La voiture perd tellement en valeur que la transaction, elle, coûte cher.

Donc même si le prêt semble avantageux à 0 %, la transaction revient quand même à jeter 100 $ par la fenêtre chaque semaine.

Certains vont vouloir acheter une voiture neuve pour la garantie. Si vous perdez

17 000 $ en valeur, en moyenne, vous aurez payé BEAUCOUP trop cher pour une garantie. Vous pouvez presque refaire la voiture au complet deux fois pour ce montant! De plus, souvent une voiture de deux ou trois ans a toujours une garantie du manufacturier.

Quant aux fantastiques promotions qui vous offrent d’acheter avec 0 % d’intérêt, permettez-nous de les remettre en question. À ce sujet, allez lire cet intéressant article publié par Radio Canada.

MYTHE : J’ai besoin d’une carte de crédit pour louer une voiture, louer une chambre d’hôtel ou acheter en ligne. C’est impossible sans cela!

RÉALITÉ : Une carte débit VISA ou MasterCard peut permettre la même chose.

Au Québec et ailleurs dans le monde, plusieurs institutions offrent ce genre de produit.

Une carte VISA débit permet de payer avec sa carte débit des choses qui normalement seraient payées par carte de crédit comme tous les achats faits en ligne ou les réservations d’hôtel, etc. Le pire qui puisse vous arriver est de ne pas pouvoir payer un parcomètre avec ce genre de carte… mais il existe encore de la monnaie pour cela.

L’avantage de ce genre de carte est qu’elle vous évitera d’acheter quelque chose avec de l’argent que vous n’avez pas. Savez-vous que certaines personnes prétendent que les lettres VISA signifient « Vivre Intensément Sans Argent »? Ce serait drôle si ce n’était pas si vrai! Avec une carte de débit, vous achetez ce que vous pouvez vous payer et vous évitez de tomber dans l’engrenage de l’endettement.

MYTHE : Si je paie ma carte de crédit chaque mois, j’utilise l’argent des autres et je n’ai pas de risque.

RÉALITÉ : 60 % des gens ne paient pas leur carte de crédit chaque mois.

La carte de crédit, c’est un piège. On est toujours bien intentionné, mais elle est là à nous tenter pour faire des achats que, dans les faits, on ne peut pas se payer. Et puis, la vie nous dépasse… on a d’autres frais à payer, le remboursement de la carte de crédit devient secondaire et les intérêts s’accumulent. Une minorité de gens sont assez disciplinés pour rembourser tous les mois leurs dépenses faites en crédit. C’est un fait.

En ayant une carte de crédit, on a tendance à dépenser plus. Ça aussi c’est un fait. Quand on paie avec du VRAI argent, on le voit disparaître automatiquement de notre compte. Pas avec une carte de crédit.

La plupart des gens qui font faillite mentionnent que les cartes de crédit ont été pour beaucoup dans leurs séries de mauvaises décisions. Lisez cet article pour vous convaincre.

MYTHE : Donner une carte de crédit à un adolescent est une bonne manière de le responsabiliser.

RÉALITÉ : Donner une carte de crédit à un adolescent est une excellente manière d’en faire un futur endetté.

Eh oui! C’est d’ailleurs pour cette raison que les compagnies de carte de crédit ciblent une jeune clientèle. Quoi de mieux qu’un jeune qui n’a pas d’argent, mais des tas d’envies et de projets comme proie de l’endettement?

Beaucoup de jeunes ont maintenant du crédit avant même d’avoir un travail, c’est hallucinant! Ils apprennent ainsi à avoir tout ce qu’ils veulent sans faire d’effort, ce qui n’est pas du tout une belle manière de se responsabiliser, bien au contraire! On voit de plus en plus de jeunes étudiants faire faillite. Ce n’est pas la meilleure manière de commencer sa vie.

Et les consommateurs sont ciblés de façon subtile de plus en plus jeune. Avez-vous remarqué le nombre de jouets pour enfants où l’on voit le logo de MasterCard, Visa ou American Express ou, sans le mentionner tel quel, où l’on encourage les enfants au crédit? On peut citer le Monopoly ou la Cool Shopping Barbie qui avait sa propre carte de crédit et qui, lorsqu’elle la scannait à la caisse, entendait la petite voix mentionner « crédit approuvé ».

Alors, si vous voulez responsabiliser vos enfants, apprenez-leur plutôt les bienfaits du travail et des économies. Vous pouvez, dès leur plus jeune âge, préparer avec eux des enveloppes pour les économies, les dépenses et les dons en les aidant à gérer ces trois budgets de manière équilibrée et responsable.

Plusieurs sites Internet proposent aussi des méthodes pour discuter argent avec les enfants. Voici ce que Desjardins propose, mais il y en a plein d’autres.

MYTHE : Une consolidation de dette me permettrait de sauver de l’intérêt.

RÉALITÉ : Une consolidation de dette traite les symptômes plutôt que les causes de l’endettement.

Une consolidation de dette reste une façon non efficace de régler ses problèmes parce qu’elle donne l’impression que le problème n’est plus là alors qu’il y est toujours. La dette est toujours là, elle n’a fait que changer d’endroit et les habitudes qui l’ont créée, elles, sont toujours là!

Ce serait un peu comme vouloir sortir d’un trou en creusant encore plus profond.

Quand on examine bien le remboursement d’un prêt de consolidation de dette, on se rend vite compte que les paiements, certes, sont plus petits, mais tout simplement parce que le terme de remboursement est plus long.

MYTHE : Si personne n’avait de dette, l’économie s’effondrerait.

RÉALITÉ : Faux. Elle prospèrerait.

Endettement : mythes et réalités

Qu’est-ce qui se passerait si chaque Canadien arrêtait de s’endetter pendant un an? L’économie s’effondrerait.

Que se passerait-il si chaque Canadien arrêtait de s’endetter pendant les 50 prochaines années? Elle prospèrerait même si les banques et les prêteurs en souffraient.

Si les gens n’avaient pas de taux d’intérêt et de dettes à rembourser, ils économiseraient et ils dépenseraient. Cela ferait rouler l’économie. Les banques tentent de nous faire croire le contraire simplement parce que les banques ne s’enrichiraient plus.

Économiser et investir causerait de la richesse à un niveau jamais atteint encore. Les dons augmenteraient et plusieurs programmes sociaux actuels ne seraient plus supportés par les gouvernements, mais par les gens qui donneraient de bon cœur, avec de meilleurs résultats. Les impôts pourraient ainsi diminuer et nous aurions alors encore plus de richesse.

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Nous venons de faire le tour de quelques mythes et réalités concernant l’endettement. Des mythes qui continuent d’être véhiculés avec ardeur par leurs meilleurs défenseurs : ceux à qui ils profitent!

Les dettes ne sont pas un outil

Les dettes ne sont pas un outil pour les consommateurs!

Elles sont un outil pour enrichir les banques.

L’emprunteur restera toujours l’esclave. Ne l’oubliez pas!

Votre atout majeur pour créer de la richesse? VOTRE argent. Le vrai!

Or, les dettes limitent le pouvoir de vos entrées d’argent… donc elles vous font perdre!

Maintenant, faites un petit exercice : additionnez tout ce que vous payez en remboursement de dettes chaque mois (même les plus petites). Faites le calcul. Vous serez surpris.

Voyons, à ce propos, quelles sont les pires et les meilleures façons de gérer vos finances dans l’article suivant.