Quelques mythes à déconstruire sur l’achat d’une première maison5 octobre 2016

Quelques mythes à déconstruire sur l’achat d’une première maison

Avec la panoplie d’informations sur Internet concernant les mythes et les réalités de l’immobilier, il peut être parfois difficile de s’y retrouver. Quand vient le temps d’investir dans une première maison, il est normal de vouloir demander conseil à un proche qui s’y connaît un peu mieux que soi en la matière. Toutefois, pour faire le tri entre le vrai et les informations anecdotiques ou carrément fausses, il est important de connaître quelques notions. Donc, avant de vous laisser embobiner par ce que raconte votre ami à propos de ce qui est « déjà arrivé à un de ses amis », voici trois des clichés les plus répandus.

L’emplacement de la maison fait toute la différence

Un des mythes les plus durables est celui qui veut que l’emplacement de la maison détermine la majeure partie de sa qualité et de son prix. Entendons-nous : ce que plusieurs veulent dire par emplacement est en fait une question de prestige. Toutefois, selon les experts en économie Spencer Rascoff et Stan Humphries (auteurs du livre The New Rules of Real Estate sur le marché de l’immobilier aux États-Unis), il serait beaucoup mieux de choisir sa maison en fonction de ce qui se passera dans les 10 à 20 prochaines années dans le quartier où elle se situe.

Aussi, si vous avez une mauvaise maison dans un quartier de qualité, il ne faudra pas compter sur le renom du quartier pour faire monter la valeur de votre maison lors de la revente. Une mauvaise maison reste une mauvaise maison, peu importe son quartier!

Les taux d’intérêt

Certaines personnes mettent leurs proches sur leurs gardes contre les taux d’intérêt fluctuant de façon astronomique, pouvant ainsi forcer un couple de jeunes propriétaires à s’endetter jusqu’au cou, au risque même de ne plus pouvoir payer. C’est faux. Selon les statistiques de la Banque du Canada, depuis 1992, les taux d’intérêt n’ont jamais dépassé 10 %. Si l’augmentation à des taux d’intérêt de 20 % (comme au début des années 1980) n’est pas impossible, elle demeure très peu probable.

La mise de fonds et les facteurs déterminants pour l’hypothèque

Plusieurs rumeurs circulent entourant la mise de fonds nécessaire ou préférable à avoir pour obtenir un meilleur prêt hypothécaire. Toutefois, il faut se rappeler que généralement, la mise de fonds minimale est de 5 % du prix d’achat de la maison, pour la première tranche de 500 000 $, et de 10 % au-delà de 500 000 $. Il faut ensuite démontrer sa capacité à rembourser les différents frais afférents de l’achat, représentant 1,5 % du prix de la propriété.

Votre hypothèque sera déterminée par cinq facteurs : votre cote de crédit, vos sources de revenus, votre historique d’emploi, votre réserve en argent et votre mise de fonds. La mise de fonds n’est donc pas le seul élément qui déterminera votre marge de manœuvre au moment de négocier votre hypothèque.

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