Les effets du Brexit sur l’économie mondiale et québécoise23 novembre 2016

Les effets du Brexit sur l’économie mondiale et québécoise

Le 23 juin 2016, une véritable onde de choc a secoué le monde politique et économique. À la suite d’un référendum, les Britanniques se prononcés à 51,9 % en faveur de quitter l’Union européenne. Cette décision a entraîné beaucoup de discussions dans les médias entre différents experts, surtout en économie, sur les effets qu’entraînerait le départ de l’Angleterre.

Toutefois, avec la panoplie d’arguments pour et contre le Brexit (mot formé de Britain, « Grande-Bretagne », et exit, « sortie »), il peut être difficile de savoir s’y retrouver. Voici donc un résumé de ce qui a mené au Brexit et de ses effets sur l’économie mondiale (et québécoise).

Pourquoi le Brexit?

Une importante partie de la population britannique a toujours été opposée à l’adhésion de leur pays dans l’Union européenne, et ce, depuis son entrée dans les années 1970. Après de longues négociations, l’Angleterre a rejoint l’UE. Toutefois, lors de ses dernières élections, le premier ministre David Cameron avait promis de déclencher un référendum sur la question de l’appartenance du pays à l’UE s’il était réélu.
 
Le principal argument pour le Brexit était que l’Union européenne était une contrainte à la liberté (à cause de règlementations excessives) et à l’économie, car elle entraînait également de lourdes dépenses et des effets néfastes sur la stabilité du pays, à long terme.

Quelles sont les conséquences du Brexit sur l’économie mondiale?

Le premier effet est, à court et à moyen terme, une incertitude sur les marchés financiers. On prévoit aussi :

  • Une baisse des investissements et un ralentissement de l’économie (notamment dans le domaine de la construction)
  • Une baisse de la valeur de la livre sterling (perte de pouvoir d’achat)
  • Une augmentation des taux d’intérêt
  • Une forte agitation en bourse avec des fluctuations de titres
  • Une perte d’emplois importante

Quel sera l’effet sur l’économie canadienne et québécoise?

Comme vous le savez déjà, l’économie mondiale ne va déjà pas très bien. Toutefois, si les secousses se font surtout ressentir au Royaume-Uni et en Europe, elles seront beaucoup moins fortes et visibles au Québec.

À court terme, on peut donc s’attendre à ce que l’économie québécoise ne soit pas touchée par le Brexit. Toutefois, on estime qu’après un an ou deux, les exportations québécoises vers le Royaume-Uni pourraient chuter si les devises européennes se mettaient à perdre de la valeur face au dollar canadien.

La Caisse de dépôt et placement du Québec, qui a beaucoup investi à Londres depuis plusieurs années, pourrait voir la valeur de plusieurs de ses investissements diminuer en raison du recul de la livre sterling.

De plus, les négociations sur l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne à la suite du départ de l’Angleterre pourraient également être touchées, de par la nature des nouveaux rapports entre le Canada et l’Angleterre et des fluctuations qu’aura la sortie sur l’économie britannique.

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