Des mythes sur les REER et les CELI7 décembre 2016

Des mythes sur les REER et les CELI

Quand vient le temps de parler de placements ou de retraite, certains mythes seront plus tenaces que d’autres. Il n’existe pas de recette miracle pour faire de l’argent, mais plusieurs outils financiers existent afin de faire de l’argent pour nous, et ceux-ci ne sont pas seulement réservés aux gourous de la finance. Nous essaierons donc ici de déconstruire certains mythes entourant les REER et les CELI.

Les REER sont faits pour les fonds de retraite

C’est faux. Les REER sont un régime fiscal. Ils permettent de mettre des montants d’argent de côté, sans se faire manger par l’impôt. Ces montants peuvent être placés pour être fructifiés (selon différents facteurs, comme le type de placement, le niveau de risque, ainsi que les objectifs de rentabilité) en vue d’accomplir des projets plus coûteux, comme l’achat d’une propriété ou d’une voiture.

Les REER permettent d’obtenir des remboursements d’impôt

C’est vrai. Dans la mesure où quelqu’un paie de l’impôt sur son revenu pendant toute l’année, il est possible d’obtenir un remboursement en prenant un REER en fin d’année. Toutefois, il est bon de savoir que les cotisations à un REER permettent de réduire le revenu imposable en repoussant l’imposition au moment où l’on retirera les montants (soit généralement à la retraite, où les revenus sont plus bas, et donc l’imposition plus faible).

Les REER ne servent à rien, car il faudra payer de l’impôt sur les retraits plus tard

C’est faux. S’il est vrai qu’il faudra payer de l’impôt sur les retraits plus tard, il ne faut pas oublier que le revenu à la retraite est généralement plus bas que pendant la période où l’on est employé. Avec le revenu plus bas, le taux d’imposition sera donc, forcément, plus bas.

Le CELI est une sorte de compte d’épargne où l’on peut piger en tout temps

C’est vrai. Vous pouvez retirer autant d’argent que vous désirez, mais vous ne pourrez remettre de l’argent dans votre CELI qu’à compter de l’année suivante pour ne pas nuire à vos cotisations de l’année en cours. De plus, il faut se rappeler que l’argent, pendant sa croissance, restera à l’abri de l’impôt et que vous n’aurez donc pas à déduire des sommes chaque année sur ces montants, tant qu’ils restent à l’abri évidemment.

Le CELI n’est pas accessible à ceux qui ne travaillent pas

C’est faux. Tout citoyen canadien de 18 ans et plus, peu importe la taille de ses revenus, est permis de cotiser jusqu’à 5 500 $ par année dans un CELI, et ce, depuis 2009 déjà. Comme le REER, le CELI peut offrir différentes options de rentabilité et de risque, qui peuvent influencer vos choix et qui peuvent être choisies selon les projets que vous voulez réaliser.

N’oubliez jamais : pour être rentable, il faut se diversifier

L’investissement est un peu comme une façon de développer ses multiples talents. Plus vous avez de talents, plus vous avez de cordes à votre arc. La diversification fonctionne selon le même principe.

Pour y parvenir, il est possible de le faire par soi-même, mais rien ne remplacera les conseils d’un expert en placements financiers.

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