Comment dire non aux achats compulsifs25 mai 2017

Comment dire non aux achats compulsifs

Acheter, payer, consommer… Le magasinage permet de se procurer les choses essentielles à la vie, mais il permet aussi d’apaiser les angoisses ou les émotions désagréables. Pourtant, même en étant conscient et responsable de nos moyens, nos désirs peuvent vite prendre le dessus. Comment savoir à partir de quand le magasinage devient un problème? Voici quelques facteurs pouvant vous aider à mieux comprendre les origines du magasinage compulsif et quelques pistes de solution.

Des symptômes à surveiller

Le syndrome d’achats compulsifs (que les psychologues appellent une « dépendance sans drogue ») se manifeste par des épisodes récurrents de désirs irrésistibles ou incontrôlables d’achats fréquents/répétés de produits inutiles ou trop cher. Ces désirs peuvent s’accompagner de signes de nervosité (rythme cardiaque qui s’accélère, palpitations, etc.), d’un sentiment persistant d’insatisfaction et d’une incapacité à retrouver un état de calme sans laisser libre cours à sa dépendance. Ces désirs peuvent être aggravés par certains facteurs comme des campagnes publicitaires, des sites de vente et par le fait d’acheter par carte de débit/crédit (car cela peut diluer notre perception de l’argent réellement dépensé).

Ce syndrome peut parfois provenir d’une fragilité interne ou d’une angoisse bien enracinée. L’achat compulsif peut être un mécanisme que l’on a développé pour calmer notre angoisse.

Que faire pour combattre ces tendances?

Posez-vous les bonnes questions. Est-ce que vous en avez vraiment besoin? Est-ce que la pièce d’ordinateur, le vêtement ou la montre dans la vitrine vous rendra vraiment plus heureux? N’y a-t-il pas d’autres dépenses plus importantes à faire, en premier lieu? Qu’auriez-vous pu faire d’autre avec l’argent que vous avez dépensé sur un coup de tête? Faites le calcul et comparez avec le coût des sorties ou des dépenses qui vous ont vraiment servi.

Une des meilleures façons de s’en sortir est d’abord d’établir un budget. Une fois que vous aurez déterminé quelles sont vos dépenses principales et quelles sont vos dépenses facultatives, vous serez bien en mesure de voir combien d’argent vous pourrez vous permettre de dépenser.

Aussi, avant de faire une virée en magasin, prenez de l’argent comptant et laissez vos cartes chez vous. L’argent sonnant et trébuchant en main peut aider à mieux tenir compte de l’argent que vous avez et vous permet de mieux suivre l’argent qu’il vous reste au fur et à mesure de vos achats.

Donnez-vous le temps et soyez patient. Les habitudes, bonnes et mauvaises, mettent du temps à se développer. Il faut également du temps pour les déprogrammer.

Lorsque le problème est plus grave

Si les conseils mentionnés précédemment ne suffisent pas, que le problème persiste et que vous soupçonnez que vous (ou un proche) ayez un problème de magasinage compulsif, il ne faut pas hésiter et aller chercher l’aide d’un professionnel. Un psychologue ou un psychothérapeute pourra vous aider à trouver la racine du problème qui n’est pas toujours liée simplement aux achats, mais à d’autres comportements compulsifs. Il est normal d’avoir des appréhensions face à ce genre de situation, mais il est important de se rappeler qu’un problème non traité vous coûtera beaucoup plus cher qu’une séance avec un thérapeute.
 

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